Accueil Présentation
Newsletter
Archives
Nous écrire


Traçabilité Définition
Juridique
Mise en place
Recherche
Technologie
Séminaire
Enquête
Assises
RFID
Réglementation
Biométrie

Industrie Aéronautique
Agroalimentaire
Automobile
Filière animale
Liquides
Technologies
OGM
Santé
Produits de la mer
Champagne
Pièces détachées
Emballage

Prestataire Messagerie
Transport
SCEM

Distribution Distribution
Textile

Consommateur Libertés
Etre tracé



© 2001-2003 tracenews reproduction strictement interdite sans l'accord des auteurs Inscription à la CNIL N° 780776 50. Mentions légales

FOCUS

La criée du Croisic mise sur la traçabilité.

Bateau dans le port du Croisic Dans une filière pêche en difficulté, la criée du Croisic résiste plutôt bien. Le choix de la qualité, la grande diversité des espèces pêchées et la recherche constante d’apports extérieurs à la seule flotte du port du Croisic sont les éléments essentiels qui permettent de préserver jusqu’ici un équilibre économique qui reste cependant fragile.


Jouant sur ses capacités à bien valoriser ses produits, la criée du Croisic travaille depuis plusieurs années à attirer mareyeurs et pêcheurs pour atteindre une masse critique suffisante et ainsi stimuler le niveau des ventes. En concentrant la flottille sur la capture de ces espèces à forte valeur, le port de pêche du Croisic a pu résister aux difficultés rencontrées par la filière pêche (réglementations européennes : taux admissible de capture et quota par espèce).

Bateau dans le port du Croisic La flotte croisicaise compte 120 marins pêcheurs répartis sur les 48 navires de pêches et ce sont donc près de 200 bateaux en tout qui vendent leurs produits au Croisic. Un volume d’affaires suffisant peut ainsi être maintenu pour ses 53 acheteurs agréés (mareyeurs et poissonniers ) qui viennent acheter. La criée ou halle à marée du Croisic a une surface de 4 500 m2 et dispose :

 d’un système de vente informatisée en salle avec défilement de la marchandise sur convoyeur,
 d’une unité de fabrique de glace,
 de quinze ateliers de mareyage,
 d’équipements de levage.

Ses équipements en font une criée moderne, comme il en existe peu en France, et particulièrement bien adaptée aux nécessités de la pêche actuelle.

La criée du Croisic Pour organiser toute cette activité mais aussi pour s’adapter aux besoins de la mondialisation et rester concurrentielle, la criée du Croisic a engagé sur les années 2002 et 2003 un important programme d’investissement de 1,7 millions d’euros avec la participation du Conseil Régional, du Conseil Général et des fonds Européens. La toiture du bâtiment a été refaite, le système de convoyage et de vente ainsi que l’unité de fabrication ont été restructurés. La criée du Croisic mise sur le caractère traditionnel de sa pêche, la polyvalence de sa flotte, du chalut au trait court à la ligne en passant par le casier et la fraîcheur des produits pêchés.

Résolument tournée vers l’avenir et les nouvelles technologies, la criée du Croisic a décidé d’adopter un système d’identification par radiofréquence afin de mieux gérer les fonctions de ses achats à distance via Internet et d’assurer une traçabilité de ses produits.

Des étiquettes RFID injectées dans le bac à poissons

La première étape dans le cadre de ce projet RFID a été d’équiper 8000 bacs dotés d’étiquettes intelligentes baptisées Allitag fournies par la société Allibert. Ces bacs d’une contenance de 30 ou 60 litres sont identifiés par une étiquette RFID de 13,56 Mhz injectée lors de la fabrication du moule et déposée à l’intérieur. Chaque bac comporte donc un numéro unique qui permet d’identifier le nom du bateau, la personne qui transporte le bac, le contenu et évite avant tout les pertes et les vols de bacs, ce qui résout un problème majeur au sein de la criée du Croisic. En effet un véritable manque à gagner évalué à plus de 40 000 euros par an, lié au fait que les mareyeurs et les pêcheurs ne rapportent pas toujours leurs bacs.

étiquettes RFID dans le bac à poissons Autre motivation du projet, la criée étant soumise aux exigences de ses acheteurs, devait être capable d’identifier et de tracer rapidement l’origine du poisson, l’espèce, le poids et la date de pêche, car c’est en fonction de tous ces critères que le prix est fixé.

Parallèlement l’adoption de ces conteneurs a nécessité un investissement de 75 000 euros pour équiper 15 postes de travail d’un lecteur RFID, de deux antennes, d’étiquettes RFID, de matériel, logiciels, services. Ce qui a entraîné une refonte totale du système électronique de la chaîne logistique du débarquement de la marchandise à la distribution des produits vendus.

Trois étapes d’identification par radio fréquence :

La prévision des apports

La veille de la vente, les bateaux faxe à la criée ce qu’ils prévoient de vendre le lendemain, jour J. Cette prévision permet de définir l’ordre de vente des bateaux et d’informer tous les mareyeurs des produits prévus à la vente pour le lendemain matin.

Arrivée de nuit de spremiers bateaux Première étape : Dans la nuit, les premiers bateaux arrivent en fonction des horaires des marées et à l’arrivage des bateaux le poisson est débarqué. Une grande partie a déjà été choisie sur le bateau et mise en cale réfrigérée. Le poisson qui n’a pas été trié à bord est sélectionné directement à la criée, juste avant le début de la vente. A la halle de marée on identifie les conteneurs et les poissons pour connaître l’espèce, la taille, la présentation et la fraîcheur. Ensuite le bac passe devant une borne équipée pour une pré saisie automatique des données. Elle permet de peser et d’étiqueter les produits. En plus de la date, du nom du bateau et de l’espèce, le produit est classé en ETPQ : espèce, taille, présentation, qualité. La pêche du Croisic est presque toujours classée en qualité E, pour Extra soit le plus haut niveau de qualité.

Deuxième étape : Les bacs se succèdent ainsi et les informations entrées dans la borne de pesée sont automatiquement transférées vers la salle des ventes qui est entièrement informatisée. La vente se fait par défilement selon un système d’enchères descendantes/montantes. Les acheteurs surenchérissent à l’aide de petits boîtiers électroniques reliés à l’ordinateur central. Les acheteurs peuvent suivre l’évolution du prix à la hausse ou à la baisse sur les écrans installés de chaque côté de la salle. Sur ces écrans sont également reprises les principales informations de l’étiquette RFID du produit qui défile un peu plus bas, sur le tapis roulant. La vente effectuée, le nom de l’acheteur sera rajouté, ainsi la RFID joue un rôle de gestion des ventes.

Enfin troisième étape : Les produits sont attribués à chaque acheteur et embarqués dans les camions. L’informatique va ensuite éditer les factures. La criée débite le compte du mareyeur et crédite celui du marin.

Le bilan aujourd’hui est globalement positif, il est même question de développer ce type de projet sur d’autres criées.

Fabienne Gougeon


Sites Internet

La criée du Croisic

Allibert

Télécharger gratuitement le Livre Blanc de la traçabilité

Rechercher sur le site :